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Actualités
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13/07/2007
- OGM : à propos des problèmes de coexistence
Les apiculteurs ne doivent pas placer leurs ruches à côté de cultures transgéniques s'ils ne veulent pas être contaminés : c'est en substance la conclusion de la cour d'appel d'Agen, exprimée dans un arrêt rendu jeudi 12 juillet. La cour a ainsi confirmé un jugement du tribunal des référés le 4 juillet. Sa décision intervient alors que la polémique sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) reprend de l'ampleur depuis que l'information sur le chiffre des cultures transgéniques en 2007 - 20 000 hectares, soit 0,7 % des surfaces cultivées en maïs en France - a été publiée par Greenpeace (Le Monde du 7 juillet). Le tribunal avait été saisi par un apiculteur et plusieurs associations d'agriculteurs biologiques et de défense de l'environnement, qui lui demandaient d'interdire les cultures transgéniques de Claude Menara, producteur de maïs à Tonnens (Lot-et-Garonne). Ils s'appuyaient sur une étude réalisée sous contrôle d'huissier, en 2006 : des ruches avaient été placées près des champs de M. Menara pendant quelques semaines, puis des analyses en laboratoire avaient décelé la contamination du pollen dans des proportions importantes. Maurice Caudoin, apiculteur, demandait donc que la récolte en 2007 de M. Menara soit détruite avant la floraison, afin de prévenir la contamination du miel et du pollen vendu comme complément alimentaire.
Le motif essentiel du refus par la cour d'appel est que l'apiculteur s'est en quelque sorte exposé volontairement au dommage et qu'il n'a donc pas lieu de se plaindre. "Les époux Caudoin pouvaient s'abstenir pendant cette période critique de pollinisation de déposer leurs ruches à proximité de ces parcelles parfaitement identifiées." Les appelants sont ainsi condamnés à payer 2 000 euros à M. Menara.
Celui-ci a déclaré à l'AFP, après la publication de l'arrêt, que "les biotechnologies sont incontournables et que ceux qui sont contre sont irresponsables, tout simplement". Mais, pour Patrice de Kochko, agriculteur et porte-parole d'une association plaignante, "le droit de produire sans OGM est bafoué : si la position du tribunal s'impose, on ne pourrait plus garantir que le maïs semence, le maïs doux et le miel sont indemnes de contamination."
En fait, les agriculteurs peuvent d'autant moins se protéger des contaminations que les lieux des parcelles transgéniques ne sont pas précisément connus : le ministère de l'agriculture ne donne les informations sur les superficies cultivées qu'au niveau cantonal. De plus, rien n'oblige les agriculteurs exploitant les OGM à informer leurs voisins.
Une autre source de contamination réside dans l'absence de suivi de la récolte de maïs OGM par les services régionaux de protection des végétaux : "Que deviendra ce maïs transgénique ? Quelle filière suivra-t-il, comment sa traçabilité sera-t-elle assurée, qu'est-ce qui est mis en place pour détecter la pollinisation d'autres cultures ?", demande ainsi Christine Thelen, porte-parole du collectif des Faucheurs volontaires
Interrogés par Le Monde, tant le ministère de l'agriculture que celui de l'écologie se révélaient incapables, jeudi, de répondre à ces questions. En revanche, pour l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM), les problèmes sont réglés par le cahier des charges qu'elle diffuse auprès de ses adhérents. "Nous avons demandé à nos adhérents de le respecter soigneusement", dit Luc Esprit, directeur général de l'AGPM.
Cette démarche non contrôlée ne convainc pas les opposants aux OGM, qui en appellent au gouvernement. Celui-ci est dans une position d'autant plus ambiguë qu'officiellement la majorité présidentielle n'est pas favorable aux OGM. Le Contrat de législature 2007-2012 de l'UMP fixe ainsi parmi ses objectifs : "Ne pas accepter les utilisations des OGM en l'état des connaissances scientifiques".
Déçus par ce qu'ils considèrent comme une contradiction entre les paroles et les actes, les Faucheurs volontaires entendent alerter l'opinion pendant l'été : "On n'a pas le choix, on agira, dit Christine Thelen. De manière symbolique dans certains cas, de manière plus large dans d'autres." Les Faucheurs tiendront leur assemblée générale en Bretagne les 21 et 22 juillet.
Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-935188@51-918000,0.html
Hervé Kempf
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13/07/2007
- Une météo qui inquiète les agriculteurs
Céréaliers, maraîchers, éleveurs et viticulteurs français s'inquiètent du temps maussade qui règne sur une grande partie de l'Hexagone et qui pourrait compromettre certaines récoltes, vendanges et fenaisons.
"Heureusement qu'on avait quinze jours à trois semaines d'avance jusqu'à maintenant. Il y a un mois, on pouvait espérer faire une très bonne récolte, là ce devrait être une récolte moyenne", estime la chambre d'agriculture de la Somme. La récolte de blé devrait progresser en France en 2007, celle de l'orge diminuer et le colza enregistrer un nouveau record de production, a estimé mardi le ministère de l'Agriculture. Selon ses premières estimations, la production de blé tendre sera supérieure de 4% à celle de 2006 (34,7 millions de tonnes) et dépassera la moyenne quinquennale 2002-2006. "
Pour Dominique Pélissié, directeur régional de l'agriculture en Midi-Pyrénées, "les conditions d'humidité ne permettent pas une récolte satisfaisante notamment pour le blé, qui est affecté par une baisse des rendements estimée à 5 quintaux par hectare, alors que le rendement normal est de 60 à 70 quintaux l'hectare".
"L'humidité favorise l'apparition des champignons de la pomme de terre, le mildiou, et de l'oïdium sur les cultures. On a connu des étés pourris mais cette année, c'est vraiment particulier", se plaint Jean-Paul Horrenberger, producteur de légumes et de céréales bio à Durrenentzen (Haut-Rhin).
Mais "le point positif est la réalimentation des nappes phréatiques en eau, alors que les ressources étaient extrêmement basses", indique le président de la chambre d'agriculture de l'Isère, Gérard Seigle-Vatte. Pour les tomates, courgettes, aubergines, melons, dont c'est la pleine saison, "il n'y a pas de problème de production mais un problème de consommation, car l'été a du mal à s'installer. La demande en légumes d'été est plus faible que d'habitude et les producteurs évoquent déjà des problèmes d'écoulement", selon la chambre d'agriculture des Bouches-du-Rhône.
Pour sa part, la vendange devrait donner une production légèrement inférieure à 51 millions d'hectolitres de vin, soit une baisse de 6% à 7% par rapport à 2006, a prédit jeudi Viniflhor (office de la viticulture, des fruits, des légumes et de l'horticulture). En Bordelais, le mauvais temps a "des conséquences catastrophiques, notamment une énorme poussée de mildiou" qui va se traduire par "une perte de récolte de 10 à 80%, notamment pour ceux qui travaillent en bio", selon Didier Cousiney, vigneron qui produit du Bordeaux supérieur. En Bourgogne, pour le vignoble de la Côte de Nuits, "les vendanges seront avancées de deux à quatre semaines en raison d'une floraison précoce due à la douceur des mois d'avril et de mai. Ce qui est très rare", fait remarquer Benoît Collardot, vice-président des Jeunes Agriculteurs de Côte d'Or. Pas d'inquiétude pour les vendanges en Champagne. "En juin, on a eu l'impression d'avoir un temps de cochon mais les températures étaient en fait de 2,5 degrés au dessus des moyennes d'où une précocité des grains de raisin et des vendanges attendues vers le 20-25 août", selon Dominique Moncomble, directeur technique du Comité interprofessionnel des vins de champagne (CIVC).
Céréaliers, maraîchers, éleveurs et viticulteurs français s'inquiètent du temps maussade qui règne sur une grande partie de l'Hexagone et qui pourrait compromettre certaines récoltes, vendanges et fenaisons.
Source : http://www.agrisalon.com/actualites-agricoles/index.php
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06/07/2007
- Jeu "la Bio des quatre saisons"
Nouveau sur le site de l'Agence Bio
L’Agence BIO invite les consommateurs à participer à un jeu interactif "la Bio des quatre saisons" sur son site internet. Les participants pourront y découvrir l’agriculture biologique et gagner des séjours à la ferme, des paniers de produits bio et d’autres surprises…
Un moyen ludique de s'approprier les concepts de l'agriculture biologique !
Site Internet : www.agencebio.org
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26/07/2007
- Programme de la fête des Paniers le 9 septembre !
Nous avons le plaisir de vous détailler le programme de la journée du dimanche 9 septembre qui aura lieu sur la ferme du Roucheux, site du Jardin de Cocagne de Montreuil en Touraine.
Pour rappel, cette manifestation est gratuite et ouverte à tous !
PROGRAMME DE LA FETE (sous réserve de changements de dernière minute) :
• 10h : ouverture du site au public • 11h : conférence Amandine Albizzati, NEF : environnement et économie solidaire
• 12h : inauguration de la manifestation avec les élus / début du service repas bio (environ 10€) • 12h30 : Casse musette - chanson réaliste, ambiance cabaret parisien années 40/50 • 14h : conférence d'Eric Béliard (directeur Bio Centre) et de Vincent Touzeau (producteur Val Bio Centre) : « La Bio peut-elle nourrir la planète? » / pratiques bio : témoignage d’un producteur • 14h30 : groupe Fatotié – percussions africaines (http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=148780590) • 15h : conférence de Jean-Guy Henckel, directeur du Réseau Cocagne - insertion par l’économique, économie solidaire • 15h30 : groupe excusez-nous de vous déranger (http://monsite.wanadoo.fr/excuseznous/) • 16h : conférence de François Marty, directeur du Chenelet Insertion (62) – écoconstruction et économie solidaire • 16h30 : La compagnie de trop - voltige aérienne / théâtre drapé • 17h : conférence de Fabien Tessier, professeur à l'IUT Blois – l’empreinte écologique • 17h30 : groupe voleur de swing - swing manouche (http://gabriel37.free.fr/) • 18h : clôture de la manifestation • En parallèle sur la journée : animations enfants de 11h à 17h30 avec ateliers torchis, terre cuite... / marché biologique et paysan, produits du commerce équitable / traction animale / exposants associatifs et professionnels / exposition d'artisanat local…
COMMENT ACCEDER A LA FERME DU ROUCHEUX ?
>> PAR LE TRAIN
Pour les personnes arrivant en train, des navettes bus seront organisées depuis les gares d'Amboise et Saint Pierre des Corps. Deux trajets de navettes sont prévus matin et soir :
> Matin
- arrivée à Saint Pierre des Corps à 10h06 pour un départ de la gare Paris Montparnasse à 9h10 (TGV)
- arrivée à Amboise à 11h23 pour un départ de la gare de Paris Austerlitz à 9h21 et de la gare des Aubrais Orléans à 10h19 (TER)
> Soir :
- Départ d'Amboise à 17h42 pour une arrivée en gare des Aubrais Orléans à 18h46 et en gare de Paris Austerlitz à 19h59 (TER)
- Départ de Saint Pierre des Corps à 19h08 pour une arrivée en gare de Paris Montparnasse à 20h05 (TGV)
Pour information, la durée du trajet en navette bus est de 15min. entre la ferme du Roucheux et la gare d'Amboise, et de 30 min. entre la ferme du Roucheux et la gare de Saint Pierre des Corps.
>> PAR LA ROUTE
Jardin de Contrat - Ferme du Roucheux - 37 530 Montreuil en Touraine.
En venant de Orléans/Paris, prendre l’A 10 direction Tours, puis sortie Château Renault /Amboise. Suivre la direction d'Amboise. Itinéraire fléché pour accéder à la ferme.
Nous vous espérons nombreux pour cet évènement festif et convivial, où vous pourrez nous retrouver !
Pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à nous contacter via la rubrique "contact" de notre site Internet.
A bientôt !
Les producteurs des Paniers
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02/07/2007
- des traces de pesticides dans l'air à Paris
Les pesticides sont présents dans l'air jusqu'au coeur de Paris et des villes qui l'entourent, selon une première étude de la société Airparif sur les traces de produits phytosanitaires dans l'air en Ile-de-France.
"Sur 80 pesticides recherchés, une trentaine ont été retrouvés en zone rurale et une vingtaine dans l'agglomération francilienne", conclut cette étude publiée jeudi qui confirme le caractère voyageur des composants, bien après leur application. Les mesures se sont déroulées au printemps 2006 sur cinq sites différents et ont donné lieu à plus de 5.200 analyses, souligne Airparif, qui surveille la qualité de l'air en Ile-de-France. Pour la première fois, Airparif s'intéresse à la pollution due aux pesticides, dont 3.200 tonnes environ sont employées chaque année dans la région pour des usages agricoles (48% du territoire régional est dévolu à l'agriculture) ou domestiques et urbains (jardins, parcs, voirie, cimetières...).
Bien qu'il n'existe aucune obligation réglementaire de mesurer les pesticides dans l'atmopshère, l'étude a été commandée par la direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) dans le cadre du plan cancer et par les départements agricoles de Seine-et-Marne et du Val-d'Oise. Globalement, conclut Airparif, plus l'activité agricole est importante, plus le nombre de pesticides retrouvés dans l'air est élevé et les concentrations mesurées sont plus faibles en agglomération qu'en zone très agricole, comme la Beauce.
Cependant, certaines molécules utilisées spécifiquement dans les jardins vont se retrouver en concentrations plus importantes en agglomération. Par ailleurs, les composants retrouvés le plus fréquemment dans l'air ambiant --la trifluraline, le chlorothalonil et la pendiméthaline-- ne sont pas nécessairement ceux retrouvés dans l'eau. Ainsi, certains produits comme le lindane (désormais interdit) persistent dans l'atmosphère alors que l'atrazine (interdite depuis 2003) persiste dans les eaux de surface, mais pas dans l'air. Enfin, selon les modes d'application, 25 à 75% des produits appliqués se retrouveraient dans l'atmosphère, soit au moment du traitement soit après, en se volatilisant.
Source : AFP
http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/france-local/article-203-40873.html
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